- La ch'tite, pour 2 personnes (1 lit deux places),
- La prenière, pour 3 personnes (1 lit deux places et 1 lit une place),
- La bredine, pour 4 personnes (1 lit deux places et 2 lits une place),
- La bouchure, pour 5 personnes (5 lits une place).
Le Bourbonnais n’a pas vraiment de patois mais un parler fait de mélange et de déformations de mots. Parlé essentiellement par les anciens, il conserve de nombreux mots passés dans notre langage courant encore utilisés aujourd’hui par tous.
Nous avons voulu donner à chacune de nos chambres un nom des plus caractéristiques de ce langage paysan.
La première chambre n’est pas très grande d’où son nom « la ch’tite » qui vient à l’origine de chétif, mais surtout d’une déformation de petite. Mais le mot « ch’tit » possède beaucoup d’autres sens tels que : de peu de valeur, méchant ou mauvais.
La deuxième chambre a pour nom « la prenière » (mais on prononce p’rgnière) qui vient de l’expression « faire prenière » qui signifie faire la sieste. Un nom prédestiné pour y bien dormir.
Le nom de la troisième chambre « la bredine » (on prononce là aussi b’rdine) signifie simple d’esprit. Ce mot encore très utilisé est à l’origine d’une lègende dans le village voisin Saint Menoux. Le saint du même nom a son tombeau percé d’une ouverture dans l’église. En passant la tête par cette ouverture soit on guérit, soit on prend la bredinerie des autres.
La quatrième chambre « la bouchure » qui signifie la haie vive, porte le nom d’un des éléments principaux qui constitue notre bocage, avec les chênes et les chemins. Bouchure a un synonyme aussi très utilisé dans les campagnes : trace.